Oh mais bordine, j’ai des cloques pleins les mains ! Pas tant de gifler les fillettes qui faisaient pas leur lit propre en ordre pendant le camp d’entrainement, mais à cause de cette peuilfle de neige qui arrête pas de tomber en-haut au chalet. Non mais non, si ça continue comme ça, je vais devoir demander à un de mes petits jouets qui me sert à que pouic, style Brellier, de venir me pousser dans la dernière dérupe.Pendant Noël, j’suis monté en-haut à Zermatt. Je veux pas être vache mais à part leur gros cailloux pour les Japs, y’a que des péguenots faits hôteliers par là-haut qu’à côté, même Bruson t’apparaitrait comme une vraie station de ski. Tiens, j’y ai croisé Pirmin Zurbriggen. Oumais, fais peur suici car il sourit encore moins qu’une Joconde à qui on fait guiliguili. A mon avis, il doit être encore franc jaloux de l’ami Collombin qui a eu bien plus de succès que lui, à la fois sur la Streif et pour sûr, avec les mamies du coin. Mais je veux pas trop médiser car après on va encore m’accuser de faire du sensationnalisme pour ces blaireaux du Matin.
Bon, j’te dis pas ce retour au boulot début Janvier, j’ai dû mettre les bouchées triples ! En effet, pour trouver un magicien et transformer ces mauviettes en ferrailleuses, il fallait bien deux cerveaux et demi : le mien, celui de René et un demi de…Fendant !
Donc on a planché sec et en désespoir de cause, on a choisi ce bougre de Bertine en se disant qu’il faudrait une sacrée guigne pour qu’il coule deux clubs romands d’affilée? Bon qu’il ait commencé le boulot pour renvoyer le LS en deuxième ligue c’est pas grave, mais faire disparaitre Baulmes de la circule, j’en n’ai pas fermé l’œil pendant des nuits entières.
Bon, ce sera un deuxième tour sérieux, car disons le droit direct en-bas sans passer par la cave, je vais plus accepter une seule excuse de la part de ces tire-au-flanc. D’ailleurs, les fillettes ont compris comment que c’était qu’une préparation façon ‘CC’ à suinter tel des gorets à moins dix degrés dans les vergers d’Ecône. Si t’avais vu combien certains gros tassons transpiraient, t’aurais presque dit que c’était Brélaz qui sortait d’un sauna.
Bon ben il faut bien reconnaitre qu’en se faisant toquer en bas à Bellinzone, ces entrainements commando et autre grimpette en raquette à la Tzoume nous ont rapporté que dalle. Faut dire que pour ce match, Bertino nous avait roffatté une sorte de tactique ‘coup du milieu’, avec une barrière immobile posée devant nos pives de défenseurs, bref un football autant ambitieux qu’un cantonnier du Val d’Anniviers à 10 jours de la retraite. A part ça, ce fut un match normal où nos attaquants ont tout fait pour assurer le 0-0 jusqu’à ce que ce taborniot de Reset décide de tester le sprint de notre Sphynx tout essoufflé.
Seule bonne nouvelle d’après match, j’ai pas eu à affronter ces pignoufles de la TSR avec leurs questions pour bourricots. Apparemment, ils étaient restés bloqués à Genève à cause de la neige. Non mais des excuses pareilles en plein hiver ! Si c’était moi leur chef, y’aurait eu des coups de pied de tricounis au cul qui se seraient perdus par-là à travers.
Bon une chose est sûre, il faudra qu’on se refasse ce week-end contre ces étrangers de Vaduz au stade de la Paille. Pour une fois, ça leur changera aux férus genevois de sport de voir des vrais sportifs en action, car c’est en tout cas pas en allant voir ces rigolos d’hockeyeurs des Vernets qu’ils vont faire pèter les bouchons de Pinot genevois à deux balles.





