Wednesday, 4 June 2008

En quête du laquais !

Oum dis-donc ! Chuis tout épuisé ces temps-ci. Crois-tu me le pas, mais la fin du championnat a fait du bien à mes nerfs car ils étaient aussi tendus que Bagnoud devant cette coquinette de Romaine Jean l’autre soir sur Infrarouge. Je veux pas être un vieux salopiau ici mais force est de constater que le Bagnoud est bigrement plus à l’aise devant une caméra tout habillé plutôt que totalement dépenaillé et enfariné. D’ailleurs, entre deux bouderies, notre muet à nous, le Toto Catenatch, a eu ce bon mot sur ce mini-scandale: ‘Ça lui apprendra d’aller farfotter avec ces sous-doués du Blick lausannois’, sur quoi on peut pas lui donner totalement tort !

Allons donc, pour me rilaxer la moindre, je suis parti en bas à Berne pour La Nuit Football Suisse. Ça doit te surprendre un peu que j’aille m’encanailler avec ces calures de la Ligue, ou plutôt, les recalés de chez Knie comme on les appelle en-bas à Sion. Franchement, tu aurais dû les voir tout fraqués de la veille de chez PKZ avec leur clochettes appenzelloises accrochées aux oreilles. On aurait dit l’inalpe des cadres de l’UBS Herisau en-haut sur le Tilsit. Bon entre-nous, j’y suis allé un peu pour foutre le petchi et devine un peu quoi, ça a pas manqué. Mais qu’est-ce que tu veux secouer, ils m’ont planté à la table juste entre la Gigi et la Petignat, alors imagine, je me suis un peu laissé aller, mais juste la moindre.

T’imagine à peine mais la Gigi bombait tellement le torse en claironnant leur 58ème titre nationale que je lui ai quand même ‘gentiment’ rappelé la seille ramassée en-bas à Toubillon. J’ai aussi rajouté que moi si j’avais ses 31 millions de budget et ses teintures à la Berhami, j’aurais déjà ramené la Champion’s League en-haut dans les armoires à trophées du Café de Loèche. C’est là que par solidarité féminine mal placée (chez nous en Valais au moins la femme connait sa place près du fourneau à bois dans la cuisine), la Petignat est devenue aussi rouge que l’Haalauer infecte qui garnissait les tables. Je me suis fait encensé par celsi que du coup on aurait dit qu’elle avait pris des cours de politesse avec cette tocatze de Garbani dans un troquet de Neuche...non mais faut qu’ils se gaffent par là-bas car ils deviennent encore plus trogne-la goutte que par Évolène.


En quête de mon nouveau laquais pour mes fillettes de Tourbillon, j’en ai profité pour toucher la pogne à l’ami Gross qui roulait sa bosse devant les canapés au Cenovis. L’a rien voulu savoir sur mon offre d’entraineur suici et pourtant j’avais bien mis dans les conditions qu’il pourrait s’amuser avec la batte d’Hornus de Schaelli et qu’en aucun cas il se ferait vider avant Novembre, sans préciser l’année bien sûr ! Ensuite un petit professeur rouquin pleurnichant et divagant presqu’autant que Cornu d’Yverdon est venu me causer. J’ai rien trop compris à ce qu’il me racontait ce gaillard sur son CV de super entraineur de clubs suisses en voie de relégation. Quand ce bon Président Bernasconi m’a demandé ce que je foutais avec Fringer, j’ai cru que ce farceur de Zoé avait planqué une camera dans un coin…encore heureux que je sois pas tombé dans le panneau !

Bref, chuis arrivé tendu à la soirée et devine comment, j’suis reparti encore plus greffe dans ma Porsche montée sport. Malgré tout, dans les virolets pour monter au chalet, j’ai eu une illumination digne de moi. Pour s’occuper de mes troupes de barbies à la rentrée, il me faut quelqu’un avec de la poigne, de l’expérience au niveau mondial, et également un vrai terrien du coin avec qui tu peux causer comme si t’avais gardé les vaches ensemble.
Et ce dahu si précieux existe par chez nous. A coup sûr, tu dois le connaitre, c’est ‘botzon’ qu’ils le surnomment à Bruson, le grand William Besse.

Non je rigole, j’ai pris Ouli ! un ex-galacticos pour s’occuper de mes asticots, rien que pour la rime, j’ai pas pu me retenir!

Wednesday, 21 May 2008

Le cigare du Pharaon

Bordjuk! Quelle saison mes aïeux et ailleuses! Non mais disons que bon, tu crois pas tellement des choses pareilles mais y’a à peu près tout qui est parti de traviole durant ce deuxième tour. A l’heure du football caviar européen, la populatse de Tourbillon a eu droit à un football type ‘biscotte Wernli’. Car à part la branlée foutue à l’équipe de ma copine Gigi Oeri, brosse d’or comme ils l’appellent du coté de Bâle, les performances de mes 11 galopins ont volé aussi haut que les triples saltos de la reine du Flamenco de Saxon. Heureusement qu’on a pu compter sur la constance de notre défense : avec un rouleau par match du portier de service ainsi que les placements subtils de Sarni, on a eu droit à des totomats dignes du HC Charrat.

Et y a pas que ça qui a merdouillé, tous mes posts de ces derniers temps ont disparu car d’après cette calure de Massimo Jugnot, le serveur du FC Sion a rupé en croulant sous les messages ‘d’encouragements’ venant du Caire. Comme quoi je le répéterai jamais assez, l’informatique n’a aucun avenir. En effet, y’a rien de mieux qu’une bonne bouerlée ou un coup de fil aux ‘gentils’ stagiaires du Matin pour faire passer un message. Pis encore heureux que t’aies pas lu mes derniers posts car je te dis pas les tours de sang que j’ai donné avec cette équipe de fillettes, enfin appelons-les bambinettes car sinon je vais me ramasser un autre procès aux fesses pour avoir exagéré la moindre.

Enfin bon bref. Tout ce chenis a commencé avec l’arrivée de l’autre en training, tu sais, le soi-disant Buffon du Nil. Alors ce pharaon nous a semé une telle pagaille par ici autour qu’on aurait dit une conspiration mixte menée par le trio Darbellay-Schlumpf-Widmer.

Laisse-moi te raconter comment il nous est arrivé dans les pattes ce gaillard de El-Hadary. J’étais bien tranquille avec la femme du coté de Charme le Chèque à aller visiter leur espèce de tombe triangulaire quand l’arpette à Urfer me bigophone à dix heures le soir. ‘Le coup du siècle’ qu’il me fait. Là j’ai pensé direct que soit Catania voulait nous arracher Toto Catenatch, soit le LS nous avait fait une offre ‘Rogerienne’ pour ce poupon de Crettenand. ‘Que neno’ qu’il me fait ! On peut faire signer direct le meilleur portier mondial, après ce pingre de Zubi bien sûr! Le caporal s’emportait telle la brute: Imagine l’impact de El Machin: le FC Sion sera célébré à travers toute l’Afrique du Nord et ça va amener des marchés fort juteux pour Giroud Vins....
J’aurais du me méfier plus que la moindre sur ce coup-là, car au bout du compte, j’avoue que j’ai eu le nez aussi fin que Xavier Bagnoud, tu sais, le pâtissier nudiste de Leytron. Ma conclusion c’est qu’avec tous les rouleaux que le pharaon s’est pris avec nous, je comprends mieux pourquoi on fabrique des cigares en Egypte.


Coté entraîneur, ça a été plutôt calme car j’en ai viré que un depuis le printemps. Bon si tu chipotes, tu pourrais presque dire que j’en ai lourdé le double car les cozaques que j’avais mis à la tête de ces gamines nous ont fait assez rapidement un remix d’une lutte au caleçon dans un bac à sable. Faut dire que le Jacobatch m’a à peine surpris tant il ressemblait au taurillon qui s’agitait lorsqu’il sévissait au Vevey Sport. Quant à Charly, il s’est contenté de nous pondre une philosophie sur l’importance de la co-axialité défense-attaque. Inutile de dire que Reset a compris que dalle à l’approche et que même notre vendangeur costaricain a dit qu’il avait pas trouvé ce choix tactique sur sa Playstation. Du coup, j’ai du ressortir la vieille marmite calabraise pour coacher ces minettes, mais ce fut rude car Toto boudait presqu’autant que Soupalognon dans Asterix chez les Hispaniques.

Bon ce qui m’a le plus mis en rogne, c’est que véritablement tout le foot suisse est contre nous. On savait que ce clown encravaté d’Isoz roulait à fond derrière la Fédération liechtenstanoise, mais même les arbitres en ont rajouté une couche. Le gars qui nous a sifflé contre ces pives d’YB, non mais ce gaillard de Rogala, malhonnête le gars je te dis pas ! Et en la matière, je m’y connais un morceau comme aime à le rappeler l’ami René, l’ex-président des dissouts du HCM comme j’aime à le surnommer ces derniers temps ! Aves ce Rogala là, on aurait pu marquer but sur but, il les aurait annulé sous prétexte que le vendangeur avait pas mis son maillot dans les cuissettes.

N’en déplaise qu’à quelques-uns, dont cet apprenti amateur de Cornu à Yverdon, la saison du FC Sion est un franc succès. Record de spectateurs, record de topettes Giroud vendues à la buvette (et crois-moi faut être solide pour avaler ce breuvage), records d’entraîneurs paquetant leur commerce, record de Prix (Champignac & Hirondelle d’Or de Carton Rouge).

Ah je te dis, si l’équipe suisse réussit aussi bien son Euro que nous notre championnat, Darbellay pourra toujours se brosser pour son siège de Conseiller, c’est notre Köbi national qui est en route pour Berne Place Fédérale.

Wednesday, 23 January 2008

Les Grands Prix à Martigny


Bon ben, bonne et heureuse et tout le Saint Fruscain, comme on dit par ici à Martigny ! Un bon conseil de CC pour la nouvelle année : tant que tu maîtrises les coûts du ménage et ceux de ta femme, ce qui revient au même, tout peut bien qu’aller en 2008.

J’ai été un peu discret sur l’ordio ces derniers temps, mais pendant les vacances de Noël, je me suis un peu rilaxé en-haut à Balcono. Tu te demandes peut-être où c’est ce bled, ben détrompe-toi, c’est pas une station remplie de détritus au bord de la Driatique. Balcono, c’est juste la façon exotique de dire balcon du chalet en-haut à Verbier.

Tiens, l’a pas manqué, comme à chaque Noël, on a eu droit à l’arrivage frais de toute la jet set anglaise en-haut chez les riches paysans du coin. Ils commencent à nous les casser secs ces rosbifs par ici, car quand t’as ce roucouleur de James Blunt et ce has-been de Peter Gabriel pour mettre de l’ambiance, l’Office du Tourisme aurait mieux fait de convier Alain Morisod et Bernard Pichon, car au moins avec ces deux lascars, on aurait eu droit à un bon vieux Kiosque à Musique en-haut à Médran.

Pour tout t’avouer, ce début d’année a commencé un peu sur les chapeaux de la roue pour moi. Tout d’abord, on a bien dû se dépatouiller pour trouver un entraîneur qui avait la paperasse nécessaire afin de s’occuper des gamines du FC Sion. Car Charly est bien gentil, mais c’est pas avec son relevé d’Airmiles d’Air Gabon qu’il a pu se payer les diplômes UEFA que ces pingouins de la Ligue suisse réclament à tort et à cri. Et ne me demande pas comment on a réussi à signer un gars pas en ordre car comme tu peux te l’imaginer, c’est encore un travail de briâcre du caporal Urfer qui a pas été capable de faire son boulot validablement.

Donc comme d’hab, c’est toujours à moi de rattraper son travail de panetier devant les journalistes. Dès lors c’est guère étonnant que je me ramasse tous les bons Prix du coin pour avoir éméché la moindre la langue de Molière : Prix Champignac pour ma sortie sur l’avenir du futur et Pigeonneau d’Or d’un site Internet romand sponsorisé apparemment par la Commission suisse des arbitres. Bon, ben au moins, on pourra pas dire que j’amasse pas les titres en début d’année. «Ça remplira au moins l’armoire des trophées en plastique en haut à Tourbillon» m’a lancé ce beniot de René. Bon tu me connais, je l’ai vite remis en place illico en «encensant» les dernières sorties de son équipe fétiche, le Club des Patineuses de Martigny.

Donc, notre nouveau duo d’asticots s’appelle Roessli-Jacobacci. Urfer avait osé suggérer Geiger pour soi-disant mettre du pep valaisan dans cette mixture internationale. Ça va le chou ou bien, je veux pas encore plus dégueuler au classement. Car déjà qu’on se pointe derrière Aarau, avec Geiger aux commandes, ça aurait été le coup assuré pour devenir la risée du foot romand ! Je parie que tu aimerais bien avoir un justificatif à la Develey pour expliquer le comment du pourquoi d’avoir deux entraîneurs… bon ben en fait, y’en a que pouicre, alors prions un bon coup pour que la mayonnaise prenne !

Chais pas si tu te souviens pas du Jacobatch, t’y crois pas tant mais la liste des clubs où il a joué est presque aussi longue que les lignes blanches sniffées par notre Martina nationale en-ça à Wimbledon. Maurizio le teigneux a même fait une apparition comme «footballeur» en-bas à Vevey. Si si, t’as bien entendu, bon je veux bien que si t’es un peu jeune tu te souviens pas, mais à l’époque, le Vevey-Sport combattait en Ligue A dans un stade presqu’aussi pourave que la Breite de Schaffhouse. Ah la belle époque ! Trois clubs vaudois en Ligue A en même temps… après ça, on comprend mieux pourquoi dans les années 80, Jean du Peu n’avait que des tocards dans l’équipe nationale suisse.

Bon ce qu’y a de bien, c’est que le Jacobatch est polyglotte : suisse allemand de Bâle, Berne et Vaduz et suisse italien de Lugano et Verzasca. D’après notre Caporal, on aurait vraiment dégotté la perle rare sur ce coup-là… Sans être salopiot ici, moi je pense que cette perle va durer aussi longtemps que celle qui était accrochée sur la bague de fiançailles de la Manaudou. Tout un symbole…

Saturday, 22 December 2007

Le corbillard est plein


Oumais dedjou ! Tant content que ce soit bâché ce premier tour. Avec la dernière courbette de mes rigolotes de fillettes en-bas par Berne, l’ambiance dans les vestiaires sentait aussi bon qu’un pet lâché par un des cleps à Georgette. Bon je «voulerais» pas trop tirer sur un corbillard, surtout s’il est traîné par un vieux canasson calabrais, mais t’en reviens pas quand tu lis le classement avant cette pause hivernale. Quand tu vois que le FC Sion est caché derrière ces pives miraculées d’Aarauistes et les comiques rouge et noire à Fachinette, j’ai vraiment des envies de bouerler bien fort sur le balcon du chalet.

Y’a bien Fournier du Nouvelliste qui a tenté de cajolatser les fans du FC Sion en publiant un vrai-faux classement de Super League, sûrement pour mieux faire vendre leur canard boiteux, mais vu que c’était pas le 1er Avril, ça n’a pas biché fort sa combine. Pour tout te dire, ça m’a quand même réjoui la moindre de voir les sauterelles du Crédit Suisse bien calées derrière nous au classement. En paradant leur sponsor Hotelplan sur leur maillot, cette équipe de pions me fait bien marrer. Au vu de leur forme, c’est pas des vacances dont les GCiens auraient besoin, mais de quelques jours en colonie «d’entraînement» avec ce dingo de Philippe Lucas…

Bon rigolons pas tant car pour couronner cette année maudite, je me suis briqué les ligaments du genou en déguillant d’un bar. Crois-moi, 15 ans de foot de haut niveau et pas un bobo et voila qu’il suffit d’une petite pistée sur la Centrale de Martigny pour vérifier l’adage valaisan : «le soir des lions, le matin des couillons !» Ca me fait penser que c’est pas à Virgile que ça risquerait d’arriver car ce pion du moindre effort, la seule chose qu’il s’est distendu au premier tour, c’est le bandeau qui lui tient en place sa tignasse et les quinze neurones qui jouent à califourchon dans sa cabosse !

Bon si tu veux savoir comment c’est arrivé cette combine de ligaments, c’est en me pétant le nœud avec l’ami René du côté de la Gouttière pour fêter le départ de Bigon. En fait, j’ai quillé de la chaise du bar en aidant Janine à monter les caisses de Dôle d’en bas la cave et voilà t’y pas que je suis parti tête première dru en bas l’échelle. L’ami René m’a dit par après que la chute ressemblait à un mélange entre les plongeons de la Manaudou et les envolées aux pâquerettes de Pittier à la bonne époque du père Luisier. Bon disons que c’est pas tout ça mais il a fallu faire appel aux pompiers de la ville pour me remonter de là-bas dessous, ce qui tombait relativement bien, car cette équipe de traîne-socs buvait une dernière au coin du bar donc j’ai pas du pedzer trop longtemps pour partir à l’hostio.

Bon avant ça, on avait au moins fait de belles caffolées au bar en jouant au jeu : Qui veut du tire-pipe de Tourbillon ? Et là je peux te dire qu’on a du être bigrement créatif pour tenter d’identifier une victime qui oserait venir entraîner cette bande de babolons à la reprise de janvier. Courbis semblait être le favori mais au fil de la discussion on s’est rappelé qu’on l’avait embastillé pour des broutilles à la prison de la Santé. Imagine un peu l’ambiance dans le parloir des matons quand cette grande gueule à Courbis se prend de bec avec Marc Rogette, l’ex PDG-mécène du Servette. Leurs discussions doivent être encore plus saccadées que le souper de Noël du Service des Sports de la TSR où le théorique Develey tente de convaincre le basique Dupuis qu’il faut absolument rappeler Leonard Thurre pour l’Euro 2008 !

En désespoir de cause, René a bien suggéré «Moustache Frétillante», tu sais, Artur Jorge, le Portos qui a détruit la Nati en 1996 et qui a autant de bonhomie qu’une porte de grange en haut à Lalden. J’ai bien du dire non sur ce coup-là car le FC Sion est déjà au bord du ravin alors ce dont on a vraiment besoin, c’est d’un gars qui nous fasse faire un grand pas en avant !

Bon ben d’ici là, Roessli fera l’affaire. Encore faudra qu’il trouve les bons papiers d’entraîneur pour satisfaire cette cloche d’Isoz. Mais crois-moi, on a de bonnes chances car quand tu penses que Bip Bip a un CFC de livreur en poche, on arrivera bien à fabriquer un joli diplôme de l’UEFA pour Charly. En fait, j’ai ma petite idée et on règlera cette histoire «à la Valaisanne» avec Blatter : une raclette et quelques coups de Fendant au carnotz devraient suffire…

Tuesday, 20 November 2007

La pâtissière du Toggenbourg

Tcheuuu c’te bouèrlée ! L’est-y possible de devoir s’énerver autant avec une bande de gaminettes pareilles ou bien ? Mais bon, je crois que cette fois c’est bon car en tronçonnant ces petits St-Gallois, j’ai finalement trouvé comment motiver mon équipe qui, jusqu’à cet automne, a passé plus de temps à baguenauder sur le terrain qu’à vraiment foutre le feu aux tribunes pouraves de Tourbillon. Enfin bon, quand je dis «équipe» pour parler de mes petits jouets, je déconne un peu là car cette espèce d’assemblage de joueurs internationaux ressemble plus à un puzzle de 1000 pièces d’un paysage enneigé où il te manque l’image finale pour savoir comment assembler ces maudits morceaux de carton.

Donc, c’est fini les ultimes à Tom et la solution, c’est direct l’insulte sur les joueurs, et crois-moi sur ce coup, ça m’enquiquine outrement d’agir comme ça car moi, tu dois bien le savoir depuis le temps que tu me suis sur ce blog, j’aime travailler dans le calme et la sérénité. Bon, tu me diras que pour battre St-Gall, fallait pas avoir réinventé le fil à couper le sérac, mais tout de même, apprécions les performances pareilles car elles sont presque aussi rares que de voir Roland Pierrot de bonne humeur en haut à Verbier. Tu vois, même ce gominé de Reset a montré son maigre talent pendant ce match en allant marquer un but depuis nos seize mètres en slalomant à travers des espèces de piquets st-gallois qui auraient fait pâlir d’envie Joël Gaspoz, l’homme qui a toujours loupé les dernières portes, même celles des troquets de Morgins. Sans dire de conneries, la dernière fois que j’ai vu Virgile courir aussi vite en championnat, c’était pour échapper aux groupies en-bas à Thoune… et crois-moi, fallait courir vite!

Depuis la gabegie en-ça à Zurich, j’ai décidé un truc. Dorénavant, je ne leur demande plus d’explications à Toto et compagnie, ni orales, ni écrites, ni balbutiées par le Caporal, voire épelées avec grande peine par Bip Bip. Les échanges de vue sur les performances de l’équipe, c’est fini par ici à travers, car au bout du compte, j’en ai marre de me faire rouler dans la farine avec des explications à dormir dehors. Tiens justement à propos de farine, j’espère que tu as pas loupé les aventures en-bas par Londres de Martina, la nouvelle représentante en pâtisserie de chez Zug et accessoirement, vendeuse de lave-linge pour les aristos de Schwytz. Franchement, t’imagines un peu celle-ci dans une petite sauterie à Wimbledon, si elle tire sur sa ligne aussi vite que son deuxième service passe le filet, encore aujourd’hui la farine lui serait pas encore arrivée en-haut dans le naseau. Non, cette accusation c’est encore un coup bas à ce buif de Stepanek qui est jaloux comme un pou depuis que notre élégante pâtissière du Toggenbourg s’est dégottée un bon parti Ukrainien. Je te le dis comme je le sens là, l’innocence de la Hingis est aussi évidente que celle de Marc Roger, l’extradé espingouin intransportable, ni par avion ou bateau. Du coup un bon conseil de CC à la justice genevoise, pour le rentrer aux bercails le Roger, ils devraient peut-être essayer de l’enfiler dans un sous-marin.

Mais pour sûr, ces histoires de dopage, ça m’a un peu turlupiné et vu que je suis le premier à vouloir promouvoir les règles des ontologiques dans le foot suisse, j’ai chargé cet apôtre de Massimo de nous organiser un contrôle anti-dopage surprise. Tu crois pas tant les résultats. Ils ont trouvé un peu tout et n’importe quoi dans cette analyse. Tout d’abord sur l’échantillon Chassot, le laboratoire cantonal a été formel en disant que c’était pas possible que ce soit du sang et que ca ressemblait vachement plus à du Goron de chez Orsat.

Du coup Massimo a cogité la moindre et s’est dit que de tester les urines éviterait de tels dérapages. Mal lui en a pris car tu crois pas qu’Adeshina s’est raboulé avec le bidon à récurer des vestiaires tout rempli, en disant que le tube échantillon n’aurait jamais été suffisant pour son «instrument». Après ça, le test de Saborio est également revenu en arrière avec une petite note stipulant que le petit malin qui avait trempé du chanvre à Chappaz dans du Lucozade faisait perdre beaucoup de temps aux laborantins. Seule satisfaction de ce contrôle, les urines à Crettenand ont prouvé que le petit prenait bien son Nesquik matin et soir.

Décidément, la prochaine fois, on a meilleur temps de faire de la prévention que des contrôles. J’ai donc décidé de convier un spécialiste anti-dopage pour conseiller les joueurs. Urfer a tout de suite suggéré d’inviter Yake de Viège tandis que Massimo a penché plutôt pour ce grand pédaleur de Tony Rominger. On n’est pas tellement dehors de la mouise.

Tuesday, 30 October 2007

Dègue ces baklavas !


C’est tout bon, enfin disons que bon, façon de causer ! On a fini notre pèlerinage européen. Et quand je dis pèlerinage, j’exagère un peu car comme m’a suggéré l’ami René, regarder ces pauvres mauviettes errer dans le stade Ali Machin ressemblait plus à un chemin de croix qu’à une partie de jambes en l’air dans un hammam d’Istanbul. Avec la gamelle ramassée contre Galatasaray, notre parcours européen 2007 fut aussi bon que les baklavas servies dans l’avion du retour. Si c’est la seule spécialité culinaire que ces Turkistes ont par là-bas, je suis assez d’accord avec le «poète» Oskar, il faut absolument lutter contre leur accession à l’Union Européenne. Y’avait que ce gros tâchon de Bip Bip pour s’empiffrer de cet espèce de mixture plastifiée qui, pour te donner un avis fiable, est bien plus pire que des spaetzlis Hero vendus au Denner de Bümplitz.

Dans ce match, y’a qu’Adeshina qui a fait preuve de talent selon Urfer. Enfin quand le caporal parle de talent, moi je dirais plutôt bêtise. Je t’explique pas comment le summum quand Saidu a essayé de se lever la boule par-dessus sa tête et qu’il est parti à botson en s’encoublant les chevilles. Le cameraman se bidonnait tellement qu’il n’arrivait plus à cadrer les images, c’est tout dire. D’ailleurs, t’aurais du voir la peine qu’on a eu à motiver les «joueurs» pour qu’ils retournent sur la pelouse en deuxième mi-temps. Ce fut aussi dur de les faire sortir du vestiaire que d’extirper Collombin du stand Orsat en-bas au Comptoir un soir de nocée. Bon quand Toto les a menacés de faire jouer Geiger et Saborio ensemble, ils se sont levés illico et se sont ramassés une gifle. Je veux pas être critique ici, mais avec le foot présenté par mes fillettes ra-plat-plats, ca m’étonnerait pas qu’après l’Autriche, un petit malin lance une pétition pour retirer l’Euro 2008 à la Suisse.

Donc, je te dis pas combien content qu’on était de retrouver le foot suisse et nos matches en bas du coté de Genève, car faut pas oublier que chaque fois qu’on a débarqué cette saison dans le canton du Pinot Noir pas mûr, on a gagné toutes nos rencontres. Faut donc que je pense sérieusement à re-bouger notre stade des Alpes en bas à Collex-Bossy ! Allez, je rigole ici. Bon j’ai quand même dit au caporal Urfer de remuer ce dossier car faut qu’on se grouille pour notre nouveau stade car après notre première mi-temps contre Galatasaray, c’est sûr que la Champion’s League va débarquer à Sion un de ces jours. Pas trop sûr quand, mais comme dirait le maton Roger, c’est trop bonnard d’avoir des objectifs ambitieux.

Quand je suis monté dans le bus Lattchion pour descendre en-bas à Carouge, j’ai cru que c’était la promenade d’école du cycle d’orientation de Sion. Tu crois pas mais y’avait que des gamins alignés au premier rang à cause des blessures qui nous collent aux tricounis. Urfer m’a présenté tous ces botches car je les avais jamais vus avant. Morganellaz et Zambaz qu’ils s’appelaient, ça doit certainement être des internationaux hongrois de moins de 17 ans qu’il a ramenés de l’un de ses voyages «d’affaires». C’est le petit Crettenand qui était tout content lui qui d’habitude chiale chaque fois que sa maman le dépose au car pour nos grands déplacements. Pour une fois qu’il avait des potes pour jouer au Mikado avec lui, tu comprends mieux pourquoi il faisait des risettes.

En bas contre Carouge, on a confirmé notre forme du moment en battant par les poils une bande de footballeurs du dimanche. Heureusement que le Zambaz a montré la voie en plantant un joli cohue, car ces temps-ci, on peut plus compter sur Saborio parce qu’il est autant bon à la finition que Chedli l’est à la maitrise de ses nerfs. D’ailleurs, j’étais tellement greffe que j’ai préféré suivre la deuxième mi-temps des roulottes de Giroud Vins. Là au moins y’avait une bonne ambiance «savièsanne» avec Ducret, le monsieur «je connais que dalle» au foot suisse et Tillman, le monsieur «cantine» de la TSR. Il ne manquait que la Catherine Wahli et on se serait cru sur le plateau d’A bon Entendeur dans les années 80 !

Non, pour du vrai spectacle sportif en Suisse, je pense que t’as meilleur temps de te concentrer sur le tennis avec le tournoi de Bâle pour les cogneurs et celui de Zurich pour les couineuses. D’ailleurs j’en ai entendu une bien bonne. Apparemment, la Patty Schnyder va imiter notre M-Budget de Gilbert et nous pondre une «œuvre» littéraire de 700 pages! Tu crois rêver sur ce coup là ! Déjà que regarder les matchs de cette tzigane du tennis est aussi douloureux que de suivre les commentaires à Dupuis à Sport Dimanche, alors imagine de te taper 700 pages de cette lunatique du tennis suisse ! Apparemment le processus d’écriture a pris plus de temps que prévu car elle peinait à conjuguer le verbe perdre à tous les temps. Bon j’arrête ici car je veux pas donner des idées malheureuses à d’autres bracaillons du sport suisse. Imagine juste que la danseuse déprimée de Saxon nous y aille de son pamphlet, et là on serait dans de beaux draps.

Bon je te laisse la, je dois fignoler mon projet de village valaisan au col des Planches, car tu comprends, faut bien que j’investisse dans un village entier pour caser toute la ribambelle de joueurs suisses que j’emploie au FC Sion !

Thursday, 4 October 2007

Temps de chiens…


Non de chien, cette équipe me donne du sacré mouron. Y’a pas un jour ou y’a pas une combine qui nous tombe dessus. Une fois n’est pas coutume, c’est moi qui ai un peu semé en suggérant à Toto de jouer plus offensif, enfin tu vois avec plus d’attaquants et des vrais, juste une fois pour essayer. Toto me répondit en français: ‘ma glie fè comment, iè nè jamè iouè comè cosi’. Pour pas qu’il panique, je lui fais pas une réponse tarabiscotée pour une fois: ‘Bon, ben disons que bon , tu te démerdes car c’est pas moi l’entraineur ici’.
C’est suite à ça que tout s’est précipité : on a paumé d’un coup Toto et Chedli. Tu crois pas tant cette affaire et j’ai donc du lancer notre 007 à nous, le Massimo, pour retrouver ces lascars car quand même, on pouvait pas partir sans eux de l’aérodrome Internationale de Sion en-bas chez les Turquois.

Avec Toto tout a commencé après notre ‘légère’ contre-performance contre Thoune. Il s’est pas trop senti bien, des maux de têtes qui parait qu’il a chopés. Moi, je me demande si c’est pas son tympan qui a lâché à la mi-temps après mon passage furtif et discret dans les vestiaires. Car tu me connais mainant, je suis plutôt direct dans l’approche et pis faut bien avouer une chose, la vie dans les vestiaires du FC Sion, c’est bien plus palpitant qu’un CD de Laurence Revey. Par après, le Toto s’est pas raboulé la conférence de presse et ça inquiétait Stéphane Fournier de la Pravda locale car il avait pas trop d’imbécillité à écrire sur le match. Enfin, j’ai vite résolutioné cette histoire en envoyant Saborio à la place de Toto…lui au moins il avait pu bien voir le match depuis le banc et pis les journalistes ça les calme toujours quand Ricardo se rapplique avec sa Miss Costa Reka.
Bon le Toto, on l’a retrouvé en bas au Comptoir de Martigny grâce à un coup de fil de l’ami René qui trainait en-bas dans une goguette. Il nous a dit avoir aperçu notre entraineur au stand Moulinex, toute une prémonition tu trouves pas ? Du coup, tout le monde était un peu rassuré mais avant de le rentrer au bercail, on lui a tout de même laissé écouter le concert des Village Popole, histoire qu’il s’habitue au bruit du stade Ali Machin de Galatasaray.

Quant à Chedli, on l’a perdu à la mi-temps de notre match contre Aarau, l’équipe Manpower du championnat suisse. Chais pas ce qu’il lui a pris mais je passais par hasard dans les vestiaires quand j’ai vu sa paire de godasse s’envoler à travers le couloir, évitant malheureusement de justesse mes copains du Blick. Tu me connais j’ai essayé de calmer l’affaire en lui disant qu’il était meilleur au lancer de godasse qu’au marquage de Rogerio sur le terrain. En plus je lui ai suggéré de gentiment fermer sa grande gueule car il hyper-ventilait vachement. C’est là qu’il a commencé à hurler des trucs en rapport avec Dieu et le Madaran ou Radaman, enfin chais plus trop. Je crois que c’est un truc religieux de par là-bas où ils bouffent pas, tant qu’il fait jour dehors. Imagine que ça serait par ici en Valais une règle pareille, tu pourrais même pas mettre les pieds au Comptoir en Octobre, ça irait pas tellement. Moi, bon Prince, je lui ai suggéré de descendre en-bas à la cave de l’immeuble car vu qu’il fait sombre tout le temps, y’aurait plus de problèmes pour bouffer.

Il a continué à faire sa mauvaise tête en racontant qu’il porterait plus notre maillot car dessus y’avait de la pub pour de l’alcool. Je lui ai dit que je le comprenais car c’était de la pub pour la piquette à Giroud mais que c’était pas une raison pour casser son contrat. C’est là qu’Abdel me fait qu’il pourrait pas casser son contrat car c’était écrit sur du papier et que tout au plus il serait d’accord de le chiffonner ! Bref, cette discussion devenait aussi intéressante que la lecture du catalogue Veillon alors j’ai préféré partir. Après ça, viens pas me dire que je suis pas ouvert à la discussion. De toute façon, Chedli a pas de soucis à se faire avec son contrat car c’est pas mon style de pas payer mes factures et il touchera son salaire jusqu’au dernier centime. Bizarre, mais depuis cette épisode, on l’a pas revu le Chedli…il est peut-être en bas à la cave…

Mercredi, on est parti pour Istanbul. Shebinana est arrivé à l’aérodrome avec un casque car il avait peur de se faire caillouter par les Istambouliens. Je lui ai dit qu’il fallait pas peindre le djiable sur la grande muraille du Japon. C’est là que l’intello du groupe, Bip Bip, a dit que j’avais tout faux et que c’était en fait la grande muraille de Chine, un pays ou ils parlent chinois, tout ça d’un air qui nous rappelait étrangement une sommité du Vieux-Pays, William Besse. Puis dans l’avion, le Caporal Urfer me les cassa avec des théories de femme soule sur la sécurité et le respect des minorités. Faut dire que depuis qu’il a rencontré le Consul suisse là-bas, il a chopé le bourdon et se prend pour Jean-Claude Van Damme dans Universal Soldier. J’ai coupé court à la discussion et j’ai du me résoudre à lire l’Illustré pour faire passer le temps. Bon ben faut être solide pour lire ce mag, parce qu’entre les théories d’Emilie Boiron qui veut faire une école de journalisme (c’est là que t’espère que les examens d’entrée soit bien dure) et les niaiseries à Jonzier qui nous annonce que son cabot est un super-footballeur (tiens, peut-être une idée de transfert pour la trêve), cette lecture m’a achevée et je me suis endormi en faisant de beaux rêves.

Rêve de victoire et de couronnement du Prince d’Octodure. Dans la continuité, j’ai rêvé que l’Office des Poursuites débarquait pour toucher les salaires à Chedli. C’est là que je me suis réveillé en sursaut.